L’attachement et l’autonomie progressive de ton enfant

Tu ne peux rien faire sans avoir ton enfant sur les genoux? Il cherche à monopoliser ton attention quand tu es en compagnie d’une tierce personne?

C’est la crise au moment du coucher, il ne veut pas dormir jusqu’à 3 heures du matin avant de finir dans le lit parental? Il t’ appelle toutes les deux minutes dès que tu sors de son champ de vision, pour vérifier que tout va bien, que tu n’as pas quitté la maison en douce !

Ces difficultés sont très habituelles. L’attachement de l’enfant est essentiel et constructíf. Mais ça peut devenir parfois énergivore voire handicapant au quotidien.

Même si on l’aime, c’est naturel de souhaiter ce détachement.

Il est nécessaire au bon développement de chaque enfant car il lui permet de s’épanouir pleinement en tant qu’être à part entière.

Je te propose de voir ensemble quel état d’esprit t’aiderait à guider ton enfant en douceur vers son autonomie ainsi que ce qui se passe de son côté pour mieux le comprendre et rester en lien.

1) Déculpabiliser !

Déjà, pas de culpabilité à avoir. Ca montre que notre côté femme est encore vivant en nous et que la maternité n’est qu’un pan de notre vie.

Maintenant, face à cette prise de conscience, il n’est pas toujours évident d’agir. On ne veut pas faire de mal à notre loulou, le rendre triste ou être trop dure avec lui !

Et en même temps, on voit bien que c’est dur pour lui de se détacher. 

Alors, je crois que le meilleur moyen est de le guider tout en douceur, en faisant un petit pas après l’autre. 

2) Accompagner ton enfant vers plus d’autonomie 

a- Créer un village d’attachement

  • Penser à confier son enfant de temps à autre à un membre de la famille en lequel nous avons toute confiance ou un ami. Commencer par un après midi puis une journée plus longue, une nuit et deux jours…

Une maman connaît bien son enfant et en général sait évaluer le temps qu’il sera en mesure de passer loin du nid familial.

Le lien peut-être maintenu via le doudou, un photo, un dessin, un petit grigri fabriqué ensemble en pate à modeler, un bracelet spécial qui envoie de l’amour à l’enfant chaque fois qu’il en a besoin…

Personnellement, j’ai utilisé l’appel téléphonique en jocker qu’à partir du moment où mes garçons passaient plus d’une journée hors de la maison. Ca fait un contact par jour. Pas plus et pas avant. 

Ca a bien fonctionné comme ça. Aujourd’hui, chaque fois qu’ils partent, je leur demande ce qu’ils souhaitent : que je les appelle ou non ? Je garde à l’esprit qu’un jour ils n’en n’auront plus besoin autant. Alors j’espacerai mais toujours en accord avec eux. 

Il peut être intéressant de tester l’espacement aussi sans demande. Parfois l’enfant peut ne pas oser dire « non » et observer la réaction de son enfant.

  • La crèche, l’assistante maternelle, l’école…sont aussi des moyens de favoriser le détachement.

  • S’autoriser à sortir en soirée sans son enfant. Se relayer avec son conjoint est aussi une solution qui peut être bien « supporter » pour l’enfant.

Cependant, il est possible que ces solutions ne fonctionnent pas à tous les coups ! 

C’est tellement bon d’être près de sa maman que pour certains pas question d’aller ailleurs que près de maman !

b- Autonomiser progressivement à la maison

Dans ces cas là, il est propice d’envisager la mise en place de petits moments (pour commencer), à la maison durant lesquels chacun est de son côté.

Par exemple : 3 minutes durant lesquelles l’enfant va être dans son espace au sein de la maison et la maman dans le sien. 

Puis 5 minutes…puis 10 min…

En procédant par étapes, l’enfant aura l’occasion de se rendre compte qu’il est capable de se détacher sans en souffrir. 

Il y a plusieurs de façons de procéder pour créer ces temps :

  • Déjà, un peu de patience…
  • Ensuite ruser : demander à son enfant de nous attendre là un petit moment, le temps de faire…(ce que vous voulez) et revenir.
  • Expliquer brièvement à son enfant que pendant ce temps, il peut choisir une occupation qui lui plait. On peut aussi lui parler de la notre et se dire qu’on se raconte à la fin du temps.
  • Ou encore proposer une idée d’occupation à son enfant s’il est en difficulté pour en choisir une seul.

Plus ces moments seront réguliers, c’est à mis en place chaque jour, plus l’enfant sera à l’aise avec eux. 

J’aime bien ouvrir un espace de dialogue à la fin de ces moments. Il me permet de voir avec l’enfant ce qu’il a vécu. Cela lui permet de mettre des mots sur ce qu’il a fait, ses éventuelles découvertes. Et surtout sur les bénéfices de cette nouvelle pratique !

3) Mettre du sens derrière ta démarche

Il ne s’agit pas d’une punition ! 

C’est juste un apprentissage. 

C’est important d’apprendre à être bien seul avec soi-même, de savoir s’occuper seul, jouer seul.

C’est un moment qui peut procurer beaucoup de plaisir.

Cela permet à l’enfant d’apprendre à se connaitre au delà d’apprendre à se détacher. Mais aussi de développer sa confiance en lui, de découvrir de nouvelles activités que sa maman n’aime peut-être pas partager avec lui.

Ces moments laissent libre cours à la créativité de l’enfant !

Et surtout ils créent l’autonomisation de son monde intérieur : l’enfant va créer petit à petit son beau jardin secret rien qu’à lui.

Et en grandissant, cet apprentissage lui permettra d’être à l’aise les fois où il se retrouvera seul et de savoir gérer cette situation (peut-être suite à une embrouille avec les copains-copines, l’amoureux, les parents…) en adoptant des comportements sains pour lui.

4) Le point de vue « expert »

a- L’autonomie de l’enfant n’est pas innée

Les premiers mois de sa vie, le bébé ne survivrait pas sans l’adulte.

Il dépend complètement de lui pour répondre à ses besoins primaires pour se nourrir par exemple mais aussi au niveau affectif.
C’est pendant les 3 premiers mois de sa vie que les racines de l’attachement se créent. L’enfant recherche instinctivement à s’attacher à des figures sécurisantes ce qui va lui permettre d’atteindre une maturité affective.

C’est au contact de ces figures sécurisantes qu’il va acquérir ce sentiment de sécurité, sa confiance en lui et aux autres.

  • Pendant les 24 premiers mois, l’enfant va progressivement explorer son environnement. Cela implique de s’éloigner de ses figures d’attachement. Ce qu’il fera de plus en plus facilement grâce à cet attachement sécure qui lui a construit une base de confiance puis progressivement grâce à ses propres expériences.

Chaque enfant fait de son mieux avec ce qu’il a vécu et appris.

  • Jusqu’à 9 ans, les figures sécurisantes les plus importantes sont ses parents.
  • À 12 ans ce sont les amis de même sexe.
  • Vers 16 ans, c’est l’amoureux.
  • Vers le milieu ou fin de l’adolescence, les modèles d’attachement sont consolidés et résistent globalement aux changements importants.

b- Un attachement naturel et vital

L’attachement sécure est naturel et vital pour l’enfant.

Apporté au contact de figures d’attachement cohérentes, répétitives et empathiques, ça lui permet de développer plusieurs certitudes : la confiance en l’autre, le sentiment de valeur personnelle au regard de l’autre et une bonne estime de soi.

Répondre à ce besoin de l’enfant est donc essentiel pour son développement social avec les autres, réguler ses émotions et affronter les difficultés.

c- Le message que t’envoie ton enfant

L’enfant recherche les soins et l’adulte les lui procure.

Mais parfois certains enfants se montrent plus dépendants que d’autres. Voire certains exigent cet attachement jusqu’à chercher à dominer leurs parents pour l’obtenir.

Enfant colérique, autoritaire, qui exige une attention totale de ses parents, utilisant la menace ou l’intimidation. Indomptable, anxieux et extrêmement frustré.

Avant toute chose, il est important de bien comprendre que les tentatives de ton enfant sont une forme de désespoir, et non de force. Manque de confiance, perte de soutien, crainte de déplaire, indépendance prématurée.

Cela peut provoquer des situations difficiles à gérer. Les parents sont alors souvent épuisés et se sentent impuissants.

C’est par la répétition de ces expériences positives et progressives que l’enfant va développer son autonomie.

Il est très important que l’enfant ne perçoive pas ces moments comme une punition. Son expérimentation vers une autonomie saine lui permettra d’être à l’aise quand il sera seul face à une situation. De diversifier ses figures d’attachement et savoir qu’il peut demander de l’aide à une gamme plus ample de personnes s’il en a besoin.

Ce sont des apprentissages fondamentaux vers une auto-gestion progressive de ses émotions, du développement de l’estime de soi et de différenciation.

Ça ne se construit pas en un jour !

Sois patiente, répète l’expérience, et tu y arriveras.

Ecrit en collaboration avec Aurélie Frouard

🔑 Les clés pour comprendre ton enfant

Les repères généraux

Les spécialistes ( psychologues, psychanalistes, neuroscientifiques…) nous donnent de précieux repères sur le développement moteur et psychomoteur de l’enfant. 

Ca aide beaucoup à connaître les différentes capacités de notre enfant en fonction de son âge. 

Et ces connaissances nous aident ainsi à mieux le comprendre et nous permettent donc de pouvoir l’accompagner de façon appropriée tout au long de son développement.

Ce qui le rend unique

Dans ma carrière d’infirmière, s’il y a une chose que j’ai apprise, c’est à prendre en compte chaque personne de façon unique et dans sa globalité. 

Ces repères donnés par les spécialistes sont des boussoles pour nous.

Si notre souhait est de mieux comprendre notre enfant, il est primordial d’aller plus loin en portant notre attention sur ce qui le rend unique.

Parce qu’on le sait bien : ce qui va marcher avec l’un de nos enfants pour une situation précise, ne fonctionnera pas pour autant avec l’autre !

Chercher à connaître « personnellement » ton enfant est le meilleur moyen d’entrer en connexion avec lui de coeur à coeur.

Cette connexion authentique favorise le développement d’un lien de qualité et réduit considérablement les conflits au quotidien.

Même s’ils ne disparaissent jamais, ces conflits se résolvent d’autant plus rapidement que la connexion est de qualité.

Et plus tu cultiveras cette connexion dans des moments d’apaisement au quotidien, plus en cas de conflits, tu auras de chance de conserver cette connexion et donc de maîtriser tes émotions.

A toi de jouer

Voici quelques pistes pour te permettre de faire le point.

Est ce que tu connais :

  • Sa couleur préférée ?
  • Son plat préféré ?
  • Le prénom de son meilleur copain/copine ? Le dernier en date bien sûr !
  • Son chanteur ou chanteuse favoris ?
  • Sa tenue préférée ?
  • Son jeu préféré ?
  • L’histoire qu’il préfère ?

Ok, c’est plutôt pas mal ! On continue en passant au niveau 2 …

Est ce que tu connais :

  • Ce qui l’énerve le plus (= ce qui déclenche chez lui une réaction de début de colère) ?
  • Ce qui le fait rire ?
  • Ce qui le rend triste ?
  • Ce qu’il veut faire quand il sera grand ?
  • L’endroit où il veut vivre ?
  • Ce qui le passionne (comme sport, lecture, sciences…) ?

On passe au niveau 3 : le top de la connaissance sur ton enfant !

Est ce que tu connais : 

  • Son plus gros besoin ( amour, sécurité, jeu, calme…) ?
  • Ce qui lui permet de retrouver son calme quand il est en colère ?
  • Ce qui l’aide à évacuer ses tensions ?
  • Ses compétences ?
  • Ses vulnérabilités ?
  • Ce qu’il transmet de lui à travers ses jeux ? Ses tactiques, sa façon de procéder = est ce qu’il fonce, est ce qu’il observe avant d’établir un plan, est ce qu’il a une méthode bien précise dans ses création artistiques…
  • De quelle manière il entre en relation avec les autres ?
  • Son positionnement au sein d’un groupe ?

Ce dernier niveau est plus difficile et peut être esploré à partir des 6-7 ans de ton enfant, âge auquel il commence à vraiment marquer sa personnalité.

C’est un véritable travail de recherche que l’on peut mener sur son enfant et tellement passionnant. 

Plus on va connaître de détails et plus on améliorera la connexion avec lui et plus on pourra tirer de riches apprentissages de cette relation et plus elle aura de chance de perdurer dans le temps et d’être belle tout simplement.

Bien sûr, c’est un long travail qui se fait un peu chaque jour à travers l’observation de notre enfant, la curiosité que nous allons porter sur lui (et non l’intrusivité) et les échanges de qualités que nous partagerons ensemble.

🧚 Le sentiment d’injustice dans les fratries !

Si tu as plusieurs enfants ou que tu as toi-même des frères et soeurs, tu vois sans doute de quoi il s’agit !

Alors qu’en tant que maman, il te semble agir de la même manière avec tes enfants, ce n’est pas toujours le cas de leur côté.

Côté « psychologie »

Ce que j’ai compris, c’est que tous les enfants se « battent » en quelque sorte pour avoir l’amour exclusif de leur parent. C’est une lutte inconsciente mais qui expliquerait une partie de leur comportement 😉

En réalité, sans que nous nous en apercevions, nos enfants sont constamment en train de nous observer et surtout de comparer s’ils reçoivent bien la même chose que leur frère et/ou soeur.

Une amie me racontait récemment que ses enfants, âgés de 13 ans, comptaient encore le nombre de minutes qu’elle passe avec l’un au moment d’un câlin pour vérifier si l’autre dure aussi longtemps…

Il est important de comprendre qu’en tant que maman, nous ne sommes pas nécessairement responsable de ce ressenti.

Il est inconscient et présent chez tous les enfants ayant à partager leurs parents !

Accorder de l’importance au ressenti de l’enfant

Je suis plutôt pour ne pas négliger ce genre de phrases dites par nos enfants, même si c’est sous le coup de la colère parce que ce qui est dit est quelque part un petit peu pensé.

D’autre part, il s’agit toujours d’une occasion de développer la confiance entre son enfant et soi.

Si l’enfant s’entend dire : « oh, ça va, c’est n’importe quoi ! » et c’est tout, il y a fort à parier qu’il partagera de moins en moins ses sentiments avec ses parents.

J’aime bien créer un espace de dialogue qui leur permet d’aller au fond de leur pensée et de dire ce qui se passe pour eux.

L’idée est d’établir, le plus souvent possible, une connexion avec nos enfants afin de développer et cultiver au quotidien le sentiment d’appartenance et d’amour, essentiel au bon épanouissement de tout être humain.

Ils ont le droit de penser ça et ils n’ont pas à en avoir honte.

En même temps, je reste toujours délicate dans les mots que j’utilise dans ce genre de situation, pour :

🌿 ne pas minimiser le ressenti de mon enfant,

🌿 ni le juger.

3 étapes pour rassurer son enfant

1) Je prends du recul et pour me permettre de réfléchir, je lui demande ce qu’il souhaiterait.

Ca me permet de creuser un peu parce qu’un enfant exprime rarement du premier coup clairement ce qu’il ressent. C’est un exercice encore assez difficile et un apprentissage que j’entretiens dès que l’occasion se présente.

Il en ressort quelques fois des indices sur le ressenti réel de l’enfant à ce moment là.

2) Ensuite, je partage mon point de vue.

  • Il est possible que ces derniers temps, je l’ai un peu négligé et dans ce cas, je lui fais une proposition pour rééquilibrer la balance.

Je peux lui présenter mes excuses, lui expliquer que ce n’était pas volontaire et le remercier de m’en avoir parlé.

En partageant ses émotions, notre enfant nous donne l’opportunité de réajuster notre positionnement vis à vis de lui.

  • Il est aussi possible que je sois plutôt juste dans ce que je partage avec eux et que ce soit mon enfant qui ait besoin de plus à ce moment là précisément 🤗

A moi de voir, de la manière la plus objective possible si c’est le cas ou non.

3) Dans ce cas là, je fais une liste avec lui des choses que j’ai faites avec lui ou pour lui faire plaisir ces derniers temps afin de l’aider à prendre conscience que je suis là pour lui aussi et que peut-être sa demande s’est un peu trop généralisée.

❤️ On peut tous avoir tendance à faire ça quand on a besoin d’un peu plus d’amour que d’habitude : on exagère plus ou moins les choses !

Nos enfants ont quelque fois juste besoin qu’on leur rappelle les preuves d’amour et d’attention qu’on leur porte au quotidien. Ils peuvent avoir besoin d’être rassurés.

L’idée c’est d’essayer d’être la plus objective possible sur notre propre comportement afin de bien déceler le besoin de notre enfant qui ne l’exprime pas toujours clairement.

Dans tous les cas, une bonne dose de « chouchoutage » ce jour là sera la bienvenue car le message qui se cache derrière cette confidence est bien « maman, j’ai besoin de voir que tu m’aimes et que j’ai ma place dans ton coeur comme dans notre famille » ! 🥰

« J’ai peur de confier mes enfants à des gens qui font différemment de moi »

Il t’arrive d’avoir envie (même besoin parfois) de confier un peu tes enfants à ton entourage pour faire une pause. Une sorte de relai nécessaire à ton quotidien pour souffler ou pour réaliser certains projets tout simplement.

Seulement voilà, tu mets en place un « mode » éducatif bien précis. Tu as tes valeurs auxquelles tu tiens beaucoup et tu aimerais que tout soit fait pareil partout où vont tes enfants.

1) Et si ils lui crient dessus …

Je me rappelle très bien avoir ressenti cette crainte de confier mes enfants.

Je mettais tellement d’énergie pour apporter à mes enfants ce qui collait vraiment à mes valeurs. C’était hors de question que quelqu’un vienne saboter tout mon travail !

J’avais peur :

  • que mes enfants perdent leurs repères
  • que cela nuise à leur développement, leur épanouissement
  • qu’on leur crie dessus
  • qu’on ne les écoute pas suffisamment
  • que leur rythme ne soit pas respecté
  • que mes enfants aient peur et que je ne sois pas là !

En fait c’est un peu comme si j’étais la meilleure maman pour mes enfants et qu’il n’y a que moi qui puisse faire « comme il faut ». La première partie de la phrase est vraie. Je me suis rendue compte que la seconde était limitante !

2) Mes enfants sont capables…

Un jour, alors que j’étais vraiment fatiguée, une amie me suggère de passer un peu le relai à quelqu’un de mon entourage pour s’occuper des enfants.

Je lui parle de mes craintes et je me rends compte que je suis même prête à être encore plus fatiguée que de mettre en péril l’accompagnement que je construis chaque jour pour mes enfants !

Et elle a la bonne idée de me présenter les choses sous un angle différent.

Créer un cocon à la maison, une façon de fonctionner avec son enfant c’est naturel. Ce sont les bases du développement de l’enfant qui se construisent dessus finalement.

Et en grandissant, il va être confronté à de nouveaux milieux, de nouvelles valeurs, des règles différentes…notamment à travers sa socialisation.

Et il s’en sortira très bien parce qu’il est CAPABLE !

3) Je peux faire confiance à mes enfants

Finalement, en acceptant de mettre mes enfants dans un environnement différent de celui que je construis au quotidien, je leur fais confiance.

Je fais confiance à mes enfants, en leur capacité à prendre ce qu’il y a de bon dans cette autre façon de faire et de laisser ce qui ne leur convient pas.

La différence est aussi une source d’enrichissement et d’apprentissages.

  • apprendre à s’adapter à des habitudes nouvelles
  • se rendre compte que les règles et la discipline ne sont pas les mêmes chez tout le monde
  • s’apercevoir des bons côtés qu’il y a dans le fonctionnement de notre maison
  • renforcer certains fonctionnements communs
  • développer leur ouverture d’esprit
  • se confronter à leurs propres limites
  • apprendre à se connaître
  • développer de nouvelles compétences

En créant un quotidien « cocon » à mes enfants, je leur offre une stabilité, une sécurité qui est indispensable à leur bon développement et épanouissement.

En revanche, en voulant les maintenir confiner à cet univers uniquement, je me rends compte que je les limite dans le développement de leurs capacités. Je ne leur accorde pas la confiance dont ils ont besoin pour grandir et évoluer.

Ca part d’un très bon sentiment, puisque je suis convaincue au départ que c’est pour les protéger.

Mais finalement, j’ai aussi conscience que je ne peux pas les protéger de tout durant toute leur enfance.

4) Ils ont su avancer malgré tout…

Dans leur histoire personnelle, mes enfants ont été confrontés à une terrible épreuve en perdant leur papa très tôt.

Je ne pouvais rien faire pour éviter leur souffrance à ce moment là et je n’ai pas pu maintenir le cocon que je souhaitais pour eux.

Alors j’ai fait de mon mieux pour les accompagner à traverser cette épreuve de la vie et ils l’ont fait ! Aujourd’hui, ils ont probablement appris, sans s’en rendre compte à développer des capacités nouvelles pour continuer à avancer dans ce nouvel environnement.

Finalement, permettre aux enfants de se confronter à des univers différents, avec des règles différentes c’est aussi et surtout leur permettre de grandir, d’évoluer et de mettre en place des mécanismes qui leur sont propres pour faire face à l’inconnu.

C’est aussi leur offrir la sérénité d’avancer sur leur chemin en sachant qu’on leur fait confiance parce qu’on croit en eux.

Et dans tous les cas, en créant un dialogue suffisamment ouvert avec son enfant, on est en mesure de l’accompagner à travers ses différentes expériences. Et c’est ce dont il a le plus besoin.

Se sentir libre de faire ses propres expériences et savoir qu’il n’est jamais seul parce qu’il y a toujours une personne sur laquelle il peut compter.

5) Retour d’expérience

Finalement, aujourd’hui, je passe le relais régulièrement à mon entourage et je constate que ça ne pose pas de problème particulier au fonctionnement de notre quotidien.

Rien n’est remit en cause et l’équilibre de mes enfants reste stable.

Je crée toujours une bulle de retour d’expérience pour discuter de ce qu’ils ont vécu de leur côté. Je leur partage aussi ce qu’il s’est passé pour moi.

De cette façon, je vois si quelque chose les a gêné en mon absence et nous renforçons les liens de notre relation en partageant nos expériences.

Les 3 repères pour une éducation équilibrée

L’équilibre entre force et vulnérabilité

Lorsque je suis allée au Festival pour l’Ecole de la Vie (festival créé autour de l’éducation en général), j’ai assisté à une conférence de David Laroche.

Ce qu’il a partagé sur le sujet a fait écho en moi et j’ai eu envie de te le retranscrire ici.

Je vais faire de mon mieux pour rester au plus près de ses paroles mais il y aura forcément mon interprétation personnelle entre ce que j’ai entendu et ce que j’écris…

Le monde qui nous entoure

Quand j’ai découvert le monde de l’éducation positive, j’ai été séduite par ces préceptes de bienveillance, de non violence et j’ai tout de suite adopté ce mode éducatif tout à fait nouveau pour moi !

J’ai dévoré des bouquins sur le thème, assisté à des conférences et j’ai fait de mon mieux pour mettre en place concrètement avec mes enfants tout ce que j’apprenais.

équilibre

1) Les plus

J’ai vu une réelle amélioration se mettre en place au sein de ma famille et particulièrement dans ma relation avec mes garçons.

Nous avons appris ensemble une nouvelle façon de communiquer et enrichis nos échanges.

Nous avons renforcé nos liens et créé une véritable relation de complicité

2) Les moins

Je sentais malgré tout qu’il y avait quelque chose qui me dérangeait sans savoir le nommer.

J’étais très réfractaire à toute forme d’autorité et en même temps, je constatais que je n’arrivais pas à poser de limites fermes.

Le cadre que je tentais de mettre en place avec beaucoup de bienveillance était fragile.

pierre

3) Ce que j’ai envie d’apporter

Je me suis alors demandée ce que j’avais envie d’apporter à mes enfants.

C’est important je trouve de s’inspirer pour avancer, pour évoluer mais il est bon de remettre aussi en question ce que l’on apprend et de tracer son propre chemin en fonction de ses convictions personnelles.

Nous vivons dans un monde où la violence existe et comme dit David Laroche : « Peut-être que demain on arrivera à éduquer la planète entière, mais aujourd’hui, nos enfants grandissent dans un monde où il y a de l’agressivité, où il y a des personnes qui sont violentes. Même pas parce qu’elles le veulent, mais juste parce qu’elles ne sont pas éduquer à mieux communiquer … »

A partir de ce constat, je sais que j’ai envie à la fois d’apporter beaucoup de douceur, de tendresse et de soutien à mes enfants. Et en même temps je souhaite qu’ils vivent dans la réalité de leur monde.

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Les 3 paradoxes

David Laroche a évoqué 3 paradoxes les plus courants.

Je pense que l’équilibre est juste lorsque dans l’accompagnement que nous proposons à nos enfants, nous parvenons à mettre des actions en place qui se trouvent au juste milieu de chacun de ces paradoxes.

Tout est une question d’équilibre, de dosage, de mesure.

L’objectif de la parentalité est bien de préparer nos enfants à devenir des adultes autonomes, libres et heureux.

Les 3 paradoxes :

  • le cadre ou la liberté
  • la terre ou les étoiles
  • le challenge ou le soutien
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L’équilibre entre le cadre et la liberté

Trop de cadre donné à l’enfant va l’étouffer, le couper de lui même, de sa nature profonde. Cela va l’empêcher d’apprendre à sa connaître et fera probablement de lui un adulte qui a besoin d’être dirigé pour avancer parce que c’est ce qu’il aura connu toute son enfance.

Et si personne n’est la pour le guider, il se sentira perdu, abandonné et ne saura pas comment réagir.

Au contraire, trop de liberté, peut provoquer un sentiment d’insécurité chez l’enfant. Il pourra certes faire ce qui lui plaît, apprendre à faire ses propres choix, se connaître mais sans limites, sans cadre, il évoluera dans un univers parallèle qui ne correspond pas au monde réel dans lequel il vit.

Devenu adulte, cet enfant éprit de liberté risque d’avoir des difficultés à s’intégrer au monde auquel il appartient. Il peut aussi développer de nombreuses angoisses, anxiétés…

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L’équilibre entre la Terre et les Etoiles

La Terre représente l’ensemble des personnes très cartésiennes, terre à terre. Celles qui ne s’autorisent que rarement à rêver ou à s’évader.

Ce sont celles et ceux qui ont un côté pragmatique et qui vont sans cesse ramener les pieds de leurs enfants sur terre et prônant la réalité : pas le temps de révasser et de toute façon, ça sert à quoi ?!

Les Etoiles, c’est le contraire. Les personnes qui croient que tout est possible, que tous les rêves sont réalisables, et que les enfants doivent avancer en conservant surtout uniquement le positif.

Ces parents la vont encourager leurs enfants à conserver leur rêves, à les cultiver même.

sable
etoile

L’équilibre entre le challenge et le soutien

Là aussi il y a deux écoles : certains vont choisir de soutenir leurs enfants dans tout ce qu’ils entreprennent pour leur éviter d’être confrontés à une difficulté.

Cette attitude part d’une intention bienveillante mais elle peut créer une sorte de bulle autour de l’enfant. Il n’aura jamais besoin de chercher de solutions par lui même pour se sortir d’une difficulté et risque de se retrouver bien embêté lorsque cela se produira dans sa vie d’adulte.

A l’inverse, d’autres vont penser qu’il est nécessaire de challenger leurs enfants afin de lui permettre de développer des automatismes personnels pour « s’en sortir dans la vie ».

Cela peut être bénéfique pour l’enfant mais il peut aussi être amené à se construire une image du monde très combative. Le manque de soutien peut être à l’origine de grandes frustrations et d’un sentiment de solitude

soutien
challenge

Conclusion

L’idée de cet article n’est pas de juger qui que ce soit : nous avons tous un penchant vers l’un de ces extrêmes et c’est ok.

D’ailleurs il n’y a pas de bonne ou mauvaise façon de faire.

Selon l’éducation que nous avons reçue et selon notre personnalité, nous avons développé une tendance plutôt qu’une autre et nous souhaitons soit la même chose à nos enfants, soit tout le contraire.

La plupart des mamans de cette communauté, vont sans doute se reconnaitre dans la liberté, les étoiles et le soutien. C’est donc qu’il est nécessaire de développer l’autre côté pour équilibrer la relation et l’accompagnement.

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Quand tu comprends que c’est toujours ce que tu n’as pas qu’il est important de travailler, de développer, tu as tout compris. Et même si tu te dis « mais moi je n’ai pas envie d’avoir trop les pieds sur terre, je trouve que les rêves sont importants ! » c’est vrai, je suis d’accord avec toi.

Mais pour donner un équilibre à ton enfant, il lui faudra expérimenter les deux côtés ! Chaque côté à forcément quelque chose à t’apporter.

Rappelle toi qu’on apprécie encore plus les bons moments quand on en traverse des moins bons. Tout est une question d’équilibre finalement et tu peux remarquer que dans la vie en général, tout s’équilibre naturellement à un moment ou à un autre.

Je t’invite à partager en commentaire ce qui te semble être le plus proche de ta personnalité et nous dire ce que tu vas développer à partir d’aujourd’hui pour accompagner ton enfant dans la bienveillance et la réalité de son monde.

Quel couchage pour ton enfant ?

Que ton enfant soit encore bébé ou qu’il soit déjà en âge de parler, d’aller à l’école et même de faire ses devoirs tout seul, il existe plusieurs possibilités pour son lieu de couchage.

Entre ce que tu vas entendre autour de toi, ce que tu vas lire et les conseils de ta maman ou belle maman, je te propose ici, de faire un petit tour d’horizon.

Le but est que tu découvres ce qui TE convient grâce à quelques repères très simples.

1 – Mon enfant est encore un bébé

Avant la naissance de ton premier enfant (et même des suivants, tu as le droit), tu avais sans doute déjà tout prévu.

La chambre, le lit, les rangements et tu savais déjà où allait dormir ton petit ange.

Et puis, il est arrivé ! Et là, tout ne c’est pas forcément passé comme tu l’avais prévu, n’est ce pas ?!

Il ne dort pas comme tu l’avais imaginé, il a un mal fou à se rendormir après la tétée, tu as du mal à te lever à son rythme parce que tu as l’impression que tu viens juste de t’endormir …

Et tu entends probablement beaucoup de conseils autour de toi. Alors, ça devient compliqué ! Tu te retrouves tiraillé(e) entre ta volonté de bien faire, ton désir d’être une bonne mère, un bon père, et ton envie de prouver au monde que tu gères bien la situation, ta culpabilité et j’en passe…

bébé
sommeil

Une chambre bien à lui

La solution la plus adoptée pour un grande majorité de parents à la sortie de la maternité est la chambre personnelle dédiée à l’enfant.

Tout est fait dans notre société pour que nous dépensions une fortune avant l’arrivée de bébé dans du matériel. Le résultat est joli est nous aimons (surtout nous les mamans) passer du temps a préparer la belle chambre pour notre bébé.

Nous imaginons tranquillement qu’il va ainsi s’y sentir bien.

De retour à la maison, nous l’installons dès la première nuit dans son nouveau lit, dans sa nouvelle chambre et nous tentons d’instaurer une routine qui prend rarement forme !

En réalité, nous oublions, et c’est loin d’être de notre faute, que l’essentiel pour notre bébé est bien le contact avec sa maman et son papa.

Tout est fait dans notre système pour que le matérialisme se développe et prenne une importance capitale ! Quitte à nous éloigner de l’essentiel : l’amour et le lien d’attachement qu’à notre bébé avec nous.

En même temps, on nous fait tellement peur avec l’idée que ce bébé prenne une place qui n’est pas la sienne que nous faisons tout pour qu’il reste dans SON lit.

  • Si ton choix est de procéder ainsi, c’est ok. Le plus important c’est que tu saches pour quelles raisons tu fais ce choix là et que cela vous convienne à toi (quand je dis « toi », c’est « le couple de parent ») comme à ton enfant.

L’essentiel étant, selon moi, que tu prennes le temps de réfléchir à ces principes et que ce que tu mettes en place ne t’épuise pas !

chambre bébé
bébé
sommeil

Des croyances occidentales

Chaque société est emplie de codes et la notre prône l’individualisme.

D’où ces messages qui nous poussent à installer notre bébé dans sa chambre bien à lui. On entend partout que c’est essentiel pour préserver l’intimité du couple et développer l’autonomie de notre enfant.

Il est du coup difficile d’envisager les choses autrement.

Pourtant, il est important de garder à l’esprit que dans d’autres cultures, les parents et les enfants dorment autrement.

C’est malgré tout un signe de richesse que de pouvoir offrir cette indépendance à son enfant. C’est pourquoi, dans certains pays, plus pauvres que le notre, les enfants partagent le même couchage que leurs parents.

Les avis divergeront sur ce sujet : mieux ou moins bien, peu importe. L’importance selon moi est de garder à l’esprit qu’il existe d’autres façons de faire et que ces enfants ne dorment pas pour autant avec leur parent à lâge adulte.

Aujourd’hui de plus en plus de parents occidentaux adoptent ce fonctionnement : on l’appelle chez nous « le cododo ».

Le cododo

cododo
chambre
enfant
parent

C’est donc le fait de partager la même chambre que ton enfant.

Ou plutôt de faire de la place à ton enfant dans ta chambre.

Alors dans cette pratique l’idée n’est pas de faire dormir ton bébé dans le lit parental mais plutôt de t’installer autrement.

  • Certains vont mettre un matelas au sol, à côté du lit des parents pour avoir leur bébé juste à côté d’eux.
  • D’autres vont mettre le lit « classique » à barreaux dans la même chambre qu’eux.
  • Il est également possible de mettre tous les lits à même hauteur : le matelas des parents au sol et celui de ton bébé à côté.
  • Ou encore, tu as la possibilité de coller le lit à barreaux contre le tien en ouvrant la barrière du côté de ton lit.

Les possibilités sont multiples.

L’idée est d’offrir une sécurité à ton bébé, tant physique que psychique et de te permettre d’être auprès de lui avec moins de contraintes.

Tu peux de cette façon réduire ton épuisement un petit peu.

2 – Mon enfant est devenu plus grand

enfant
sommeil
doudou

Quand ton enfant commence à parler et à marcher donc à se déplacer, il existe encore plusieurs cas de figures.

Certains vont détester les lits à barreaux et hurler dès qu’ils seront à l’intérieur. D’autres vont les escalader. Il est aussi possible que ton enfant se mette à avoir peur en se retrouvant seul dans sa chambre.

Même une fois « sorti » du lit à barreau (s’il en avait un), il est très probable qu’il ne reste pas dans sa chambre.

Il vient dans notre lit

Combien d’enfants viennent dans le lit de leurs parents ?

Je n’ai pas étudié de statistiques (ce n’est pas vraiment on fort) mais je discute avec beaucoup de parents. Force est de constater que la plupart des enfants quittent leur lit pour aller se blottir dans celui de ses parents.

Et ce, quelle que soit la situation familiale ! Que les parents soient en couple, divorcés ou veufs !

Alors pas de panique si c’est la même chose chez toi. Il n’y a rien que tu aies mal fait ou rien qui cloche chez ton enfant.

Il semblerait que ce soit un passage naturel qui fasse parti du développement de l’enfant.

enfant
fille

En effet, en grandissant, ton enfant découvre de nombreuses choses et la peur vient souvent l’envahir. Et à quel endroit se sent-il le plus en sécurité ? Avec toi bien sûr !

Ici encore, il y a plusieurs positions possibles :

  • tu peux raccompagner ton enfant dans son lit après lui avoir fait un gros câlin mais rien ne garantit qu’il ne revienne pas 5 minutes plus tard
  • ou alors tu peux le laisser dormir dans ton lit si tu te sens épuisé(e)
  • à moins que tu ne l’entendes même pas arrivé !

Le plus important est toujours que tes actions soient en accord avec tes pensées, tes convictions.

Ne t’inquiète pas, que je sache, on n’a jamais vu un ado dormir dans le lit de ses parents !

Ton enfant se sentira un jour suffisamment sécurisé pour apprécier son lit plus que le tien !

La cohabitation avec ses frères et/ou soeurs

Quand il y a plusieurs enfants dans la fratrie, la question de la cohabitation peut se poser. Est ce qu’il est préférable que les enfants dorment ensemble ou au contraire qu’ils aient chacun leur chambre ?

Dans cette situation aussi, tu vas entendre différents avis :

  • s’ils sont ensemble, le petit va réveiller le grand et l’empêcher de dormir (de toute façon même s’ils ne sont pas dans la même chambre, ils se réveilleront)
  • le grand ne pourra pas veiller un peu plus tard le soir…
  • si tu les sépares, ils seront moins solidaires entre eux, moins complices
frères
soeurs
enfants

En réalité, ici encore cela dépend beaucoup des familles et du nombre de chambres à disposition.

Personnellement, je trouve que le meilleur moyen de savoir ce qu’il y a de mieux pour sa tribu, c’est d’en parler avec elle.

Même petits, tu peux demander à tes enfants ce qu’ils préfèrent. Ensuite, si tu as des peurs, des craintes…tu peux leur proposer de faire un test quelques nuits pour voir comment ça se passe.

Je crois qu’il n’y a pas de « bonnes solutions » mais une solution qui convient à une famille à un moment donné.

Le dialogue va te permettre de trouver ce qu’il y a de mieux pour TA tribu.

3 – Ce qu’il y a de mieux

Il n’y a donc pas « une bonne solution » mais celle qui te convient et qui convient à toute ta tribu.

Tu l’auras compris, si tu demandes ou écoutes les avis autours de toi, tu auras plusieurs versions et elles ne colleront pas forcément avec ce qui te convient.

Les codes de notre société

Aujourd’hui dans notre société, il est de coutume de séparer les enfants et de faire en sorte qu’ils aient chacun leur chambre.

Les codes sont faits pour définir une « norme » et se sentir appartenir à une société.

Ce qui signifie que si tu fais le choix de faire différemment, tu auras sans aucun doute des critiques, des jugements ou des regards de travers.

D’où l’importance que tu saches ce qui est vraiment important pour ta tribu. Ainsi, tu seras aligné(e) avec tes besoins, tes valeurs et tu pourras rester en cohérence avec ceux-ci sans te laisser influencer ni déstabilisé(e).

champs
nature
famille

Ton bien être et celui de ta famille

Le plus important au final, c’est quoi ? Le bien être de ta tribu bien sûr !

Alors, je t’invite à être attentif(ve) aux demandes et besoins de tes enfants afin de savoir ce qui est le mieux pour eux.

Ouvre également le dialogue avec ton partenaire de vie afin que vous trouviez ensemble la solution qui convient le mieux.

Ecoute aussi ce qui te convient : si c’est important pour toi de préparer une belle chambre pour accueillir ton bébé c’est ok. Si au contraire tu n’as pas envie de t’occuper de ça et tu choisis de te concentrer sur le confort de ton enfant, c’est ok.

Le plus important est d’éviter de te frustrer dans la mesure du possible et de permettre à ton enfant de se sentir rassuré.

Mon expérience

Dans ma tribu, j’avais installé mes enfants chacun dans leur chambre au départ. En grandissant, j’ai constaté des peurs qui se développaient chez mes loulous et je leur ai demandé un jour, s’ils seraient rassurés de partager la même chambre.

La réponse a été « oui » et nous avons fait l’expérience quelques jours.

Depuis, la qualité de leur sommeil s’est améliorée et franchement ça se passe très bien. Au jour d’aujourd’hui, ils souhaitent toujours rester ensemble.

Ca leur convient comme ça et moi aussi donc c’est notre solution.

Je reste attentive à leurs besoins et je leur rappelle de temps en temps que s’ils veulent changer les choses, cela est tout à fait possible.

5 étapes pour que ton enfant fasse mieux les choses !

Le soir, dans ma tribu, nous avons un rituel : celui du câlin.

Je laisse mes enfants se coucher chacun dans leur lit et je viens leur faire un doux câlin avant de les laisser s’endormir.

Mon petit est un grand fan des câlins et les pratique très régulièrement dans la journée. Avec moi mais aussi avec ses copines d’école et sa maitresse !

Mon grand, lui est plus distant ou alors plutôt pudique sur ce sujet. Il m’en demande peu au cours de la journée mais je vois parfois qu’il n’ose pas. Alors je lui en propose.

Depuis quelques temps, j’ai remarqué qu’au moment de notre rituel du soir, quand je lui fais son câlin, il ne me le rend pas. Il le prend mais de mon côté, je ne sens pas son retour, son étreinte.

Quand il était bébé, j’adorais le blottir contre moi et j’avais envisagé que l’on puisse faire des câlins librement, sans tabou, sans gêne, même quand il serait devenu adulte.

Avec mes propres parents, ce ne sont pas des pratiques que nous avons et je voulais vraiment développer cette proximité avec mes enfants. Cultiver cette connexion de coeur à coeur entre mes enfants et moi.

Aussi quand je constate ce « non retour », je le prends d’abord avec frustration et agacement, un peu contre moi. Je me sens rejetée.

coeur

Alors j’abrège parfois les câlins ou pire je l’accuse de ne pas vouloir m’en faire !

N’importe quoi quand j’y repense !!

Heureusement un jour je prends conscience de mon erreur. Au fait, je n’ai jamais pris la peine d’expliquer à mon fils comment faire pour échanger un câlin.

Ca me semblait si évident et naturel que je n’ai pas imaginé une seule seconde qu’il puisse juste se sentir maladroit dans cette pratique.

Fière de ma prise de conscience, j’attends le prochain soir pour me lancer dans une explication du câlin. Je lui transmets les secret du câlin échangé, la posture qu’il peut adopter pour que l’autre sente aussi le câlin qu’il donne. La préciosité de ce moment de partage entre nous.

Le message passe très bien.

Le lendemain, je me dirige vers lui alors qu’il était en train de jouer tranquillement. Je lui propose de faire un câlin, il accepte et là…pas de retour ! Je me dis que c’est foiré ! Mon explication n’a pas aboutit et je n’ai peut être rien compris à son attitude !

La journée se termine, mes enfants se couchent. Je viens vers eux pour notre câlin du soir.

Et là, mon grand ouvre ses bras en grand et me serre fort contre lui. Je lui rends son étreinte et je sens un sentiment immense de gratitude que je partage avec lui : « il est génial ce câlin » !

coeur
fleur
paquerette
marguerite

Il avait juste besoin d’être un peu guidé pour apprendre à se connecter à l’autre.

Cette expérience m’a permis de me rendre compte que même si les enfants apprennent en observant, ils ont malgré tout besoin d’être guidés. D’un enfant à l’autre, le domaine sera différent mais il y a forcément des choses pour lesquelles ton enfant a besoin d’être encore plus guidé.

Par exemple :

  • pour se laver : même si tu as laver ton enfant pendant des années, il ne sait pas forcément de quelle manière s’y prendre tout seul. Il aura tendance à ne laver qu’une ou deux parties de son corps.
  • pour se moucher : là encore, ton enfant a beaucoup observé mais il a peut être besoin de tes explications pour comprendre faire tout seul : se boucher une narine et souffler avec l’autre puis inverser…
  • pour s’habiller : par quel vêtement il commence ? Comment fait-il pour ne pas tomber quand il enfile son pantalon ? Comment enfiler son pull ?…
  • pour ranger ses jouets : face à la montagne, il peut se décourager ! Prends le temps de lui expliquer comment s’y prendre : approcher un panier pour ne pas tout transporter dans ses petites mains…
  • pour mettre la table
coeurs

Voici les 5 étapes à retenir pour guider ton enfants dans ses apprentissages, là où il semble plus en difficulté :

1-Prendre conscience

Ce qui te semble évident, ou semble facile pour l’un de tes enfants ne l’est pas forcément pour tous. Chacun d’entre nous avons avons nos forces et besoin d’être un plus guidé sur certaines choses.

2-Observer

Prends le temps d’observer ton enfant. Quand il joue, quand il répond à tes demandes, quand il fait du sport, dans ses actes de vie quotidienne…et mets en avant les situations qu’il aurait besoin que tu lui expliques à nouveau ou autrement.

3-Expliquer

Prends le temps de lui expliquer d’une façon plus détaillée de quelle façon il peut s’y prendre pour y arriver. Invite le à reformuler pour être certain(e) qu’il ait bien compris.

4-Encourager

Ton enfant a besoin de ton soutien et parfois encore plus de tes encouragements. N’hésites pas à lui montrer et à lui dire que tu sais qu’il va y arriver.

5-Souligner les réussites

Quand tu remarques ses progrès, soulignes ces réussites. Sans en faire des tonnes, il faut être convainquant ! Le fait que tu le remarques et que tu le lui dises vas le motiver et le rendre fier de lui.

Comment guider votre enfant vers son épanouissement ?

Parfois vous mettez différentes solutions en place afin de bien guider votre enfant mais rien n’y fait, il reste comme « coincé » dans un comportement.

Cela peut s’expliquer de multiples façons et je vous propose ici de vous centrer sur son histoire afin de le guider au mieux vers son épanouissement.

1- La grossesse

La vie de votre enfant commence dès sa conception.

Cela semble logique mais peut être très vite oublié.

La façon dont vous avez vécu votre grossesse joue son rôle dans le ressenti de votre enfant.

Vous avez pu vous sentir très détendue pendant cette grossesse, calme et à l’écoute de vos besoins.

Ou au contraire plutôt stressée, malade, nerveuse, frustrée…

Quels que soient vos ressenti pendant cette période, votre enfant les a forcément ressenti aussi et cela peut vous aider à le comprendre un peu plus, le connaître mieux.

Inutile de vous culpabiliser : rappelez-vous que vous avez fait là aussi de votre mieux et que vous êtes la meilleure maman pour votre enfant !

2- L’accouchement

L’accouchement est un moment important pour la maman et représente la naissance de votre enfant.

C’est ce jour là qu’il fait ses premières respirations dans notre monde et qu’il va faire connaissance avec ses parents autrement qu’à l’intérieur : c’est la rencontre.

La nature fait bien les choses et on dit que c’est l’enfant qui choisit le jour de sa naissance.

On comprend qu’il soit si important pour lui !

Cependant les choses peuvent être très différentes selon l’endroit où l’accouchement à lieu, l’équipe médicale qui vous prend en charge ou celle qui est de garde ce jour là.

De nombreux paramètres peuvent changer cette donne naturelle et ainsi l’arrivée de votre enfant.

Par exemple, un accouchement déclenché et vécu comme quelque chose d’imposé par votre enfant. Ce n’est pas lui qui choisit de venir mais il se sent bousculé dans sa bulle et contraint de suivre le mouvement imposé !

Lorsque des complications surviennent et qu’une chirurgie est nécessaire (césarienne) votre enfant se fait « extraire » de son cocon au lieu d’en sortir par lui même avec votre aide.

Tous ces événements sont vécus comme des premières expériences par votre enfant et jouent un rôle dans sa construction.

3- Les premiers jours de sa vie

Selon le déroulement de l’accouchement, les premiers jours de vie de votre enfant peuvent être très différents.

Un enfant né par voie basse quand tout c’est bien passé, pourra rester en contact peau à peau avec sa maman immédiatement et aussi souvent qu’il le souhaite. Il ne sera pas nécessairement séparé de sa maman et développera ainsi un grand sentiment de sécurité.

Si la maman ou le bébé doivent être séparés pour quelques raison que se soit, le lien est mère-enfant est entrecoupé et l’enfant peut se sentir gêné. Il cherchera instinctivement sa maman.

Ce dernier mettra plus de temps à se sentir confiant et sécurisé.

4- En pratique

Ainsi le ressenti de votre enfant pendant qu’il se trouvait bien au chaud dans votre ventre, la façon dont il a choisit ou pas de venir vous rencontrer dans ce monde et le contact qu’il a pu avoir avec sa maman dans ses premiers jours de vie sont autant d’expériences que votre enfant à déjà vécu.

Tout ce vécu va influencé le comportement de votre enfant pendant ses premières années de vie.

Bien sûr il y en aura d’autres qui vont s’ajouter au fur et à mesure mais il est bon de se rappeler que l’enfant à son propre vécu personnel qui fait de lui ce qu’il est chaque jour !

La prise de conscience de ces faits par les parents peuvent les aider à guider leurs enfants. Ils peuvent choisir d’être plus patients face à certains comportements qu’ils comprennent mieux ou plus tolérants.

Ils comprennent aussi pourquoi sur plusieurs enfants, tous n’ont pas les mêmes réactions.

 

Partagez en commentaires sous l’article.

Des livres pour donner confiance à votre enfant

Il existe un excellent moyen de dire « je t’aime » à vos enfants, sans forcément prononcer ces mots.

Le faire, c’est chouette, le prouver c’est génial !

Et parfois, on a besoin d’un petit coup de pouce pour mettre des mots sur nos émotions.

A part « Je t’aime », il existe une multitude de façon de dire à vos enfants à quel point ils sont uniques et irremplaçables pour vous.

Pour cela, il existe des gens vraiment talentueux qui savent très bien mettre des mots sur les émotions et qui écrivent des livres pour enfants super !

Je vous présente dans cet article, trois livres d’une même collection que je trouve absolument géniale !

A partager sans modération !

Les auteurs sont Astrid Desbordes et Pauline Martin

La collection est publiée chez Albin Michel Jeunesse

Les dessins sont assez simples et aident ainsi l’enfant à s‘identifier au héros.

Les mamans aussi d’ailleurs !

Les couleurs pastels des images donnent une certaine douceur au livre et les touches de rouge présentes dans les illustrations, souligne l’amour qui se dégage de l’histoire…

Le premier s’intitule « Mon amour » 

C’est l’histoire d’une maman qui est en train de coucher son fils : Archibald.

Elle lui fait un gros câlin et c’est ce moment que choisit son garçon pour lui poser la question :

« Dis, maman, est-ce que tu m’aimeras toute la vie ? »

C’est de cette question que part la série de réponses qui s’en suit.

Une description de multiples scènes du quotidien, dans lesquelles chacun d’entre nous peut se retrouver facilement est le fil conducteur du livre.

Les phrases sont courtes … et les images en disent long.

Une très belle façon de rassurer son enfant sur l’amour qu’on lui porte…même quand on s’emporte parfois.

Le second à pour titre « Ce que papa m’a dit »

Archibald se promène seul avec son papa.

Il aperçoit, dans le ciel, des hirondelles et semble impressionné de les voir s’envoler si loin.

Alors il demande à son papa :

« Moi aussi je pourrai aller aussi loin quand je serai grand ? »

Dans cette histoire, le papa est soutenant et encourageant avec son fils, ce qui permet à ce dernier de laisser son coeur s’ouvrir et de livrer ses peurs à son papa.

Et s’il se retrouve seul ?

Et s’il se sent tout petit ?

Et s’il se fait mal ?

Le papa d’Archibald apporte ses réponses avec bienveillances et accompagne son fils dans son envie de grandir en le rassurant sur ses peurs.

Une bonne piste sur des réponses aux nombreuses questions des enfants…pas toujours évidentes !

Le dernier : « Ce que j’aime vraiment »


Dans cette histoire, Archibald est confronté à une succession d’échec dans le sport qu’il a choisit.

Pas facile à encaisser et il se sent découragé !

Face à ce constat, sa maman l’emmène se promener et va lui faire une révélation :

« Tu ne peux pas tout réussir, mais si tu trouves ce que tu aimes vraiment, ce qui est important pour toi, tu le réussiras. »

A partir de là, Archibald part à la recherche de ce qu’il aime vraiment avec le soutien de ses parents dans ses joies comme dans ses lassitudes.

Ce livre accompagnera votre enfant dans la quête de ses plaisirs et le rassurera sur ses éventuels échecs, car il est vrai que nous ne pouvons pas tout réussir !

J’espère que ces quelques descriptions vous auront mis l’eau à la bouche.

Ces livres sont préconisés dans les ventes pour les enfants de 3 à 6 ans et coûtent environ une dizaine d’euros chacun.

Personnellement, j’aime toujours les lire de temps en temps à mon grand de 8 ans et il adore toujours autant !

Pour info, il en existe d’autres à découvrir…

Belle lecture, bon apprentissage et surtout beau partage avec vos enfants.

Partagez vos témoignages en commentaires sous l’article : connaissiez-vous ces livres ? Si vous en avez d’autres à proposer, vos idées sont les bienvenues aussi ! 

Si je gronde un de mes enfants, que se passe t’il pour les autres ?

Les conséquences de l’énervement sur la fratrie.

 

 

Personne n’est parfait et même si vous tentez d’instaurer un mode d’éducation bienveillant dans votre tribu, il peut arriver que vous vous fâchiez après le comportement d’un de vos enfants.

Dans ce genre de situation, en général, votre attention sera portée sur celui de vos enfants qui provoque en vous une irritation, colère… mais qu’en est-il pour les autres enfants de la fratrie à ce moment là ?

 

Un jour, je me retrouve sous l’emprise de la colère après le comportement d’un de mes garçons et voilà que je me fâche ! J’exprime, comme je peux sur le moment, mon mécontentement et je prends mon fils par le bras tout en lui parlant assez fort.

Une fois la tension descendue et le calme revenu dans la maison, mon autre fils vient me parler.

Sa réaction m’a mise face aux conséquences de mon propre comportement.

 

J’ai pris conscience d’une chose sur laquelle tous les parents devraient porter leur attention lorsqu’il leur arrive de se fâcher sur un membre de leur tribu.

 

Je vous invite à découvrir en vidéo de quoi il s’agit.

 

Partagez en commentaires vos questions et témoignages

— Partagez la vidéo avec votre entourage si vous pensez qu’elle peut aider d’autres parents.

 

Prenez soin de vous, de vos enfants et rappelez vous que vous pouvez vous améliorer chaque jour.