Pourquoi il est nécessaire de se fâcher !

Dans cet article je m’adresse surtout aux femmes…mais les hommes peuvent lire bien sûr !

Quand j’utilise le terme « se fâcher » j’entends surtout par là, s’imposer, se poser en tant que maman et femme à part entière qui à droit au respect et qui est capable de guider sa tribu sans se culpabiliser ni avoir honte !

1- Le schéma familial dont nous avons hérité.

Je vois le schéma familial dont nous avons hérité de la façon suivante : la femme s’occupait à plein temps de ses enfants, elle ne travaillait pas et n’avait pas les mêmes droits que son mari.

Pourtant, lorsqu’elle se retrouvait dans une situation conflictuelle avec ses enfants, on entendait souvent des phrases du style « tu verras quand ton père rentrera » ou « quand je vais dire ça à ton père, tu vas voir ce qu’il va se passer ! ».

C’est encore le cas dans certaines familles et peut être même dans la votre.

La femme se plaçait ainsi dans une position d’infériorité par rapport à son mari (ce qui était bien la réalité de l’époque) et avait besoin de l’intervention de son mari pour gérer sa tribu et s’en faire respecter.

2- Qu’en est-il aujourd’hui ?

Aujourd’hui, les femmes ont acquis davantage de droits (un immense merci à toutes celles qui se sont battues et qui se battent encore pour ça!) et le schéma familial change.

Beaucoup de femmes se retrouvent seules face à l’éducation de leurs enfants soit parce qu’elles sont séparées, divorcées, veuves ou alors parce que leur mari travaille tard ou loin et qu’elles se retrouvent à gérer l’éducation des enfants dans le quotidien.

Le constat que je fais, en tant que femme et en observant autour de moi mes semblables, c’est que nous avons encore du mal à nous imposer la tête haute face à notre tribu.

Quand nous parvenons à le faire, s’ensuit souvent une ÉNORME culpabilité ! Comme si nous avions « mal agit » ou pire comme si nous n’avions pas le droit de nous mettre en colère contre le comportement de nos enfants.

Nous avons hérité de ce schéma familial qui a placé la femme dans un rôle stéréotypé de douceur, de tendresse, de maternage et du coup, il nous est encore difficile de le faire évoluer.

C’est tout à fait naturel car le vécu de nos ancêtres planent toujours sur nous, comme le notre planera sur nos descendants. Il est possible d’évoluer et de laisser à nos enfants une position de maman qui s’affirme !

3- Sortir de ces croyances limitantes.

Les neuro sciences sont là pour nous apprendre le fonctionnement du cerveau de l’enfant.

Elles peuvent nous éclairer également sur le celui de l’adulte.

Il y a, selon moi, de nombreuses richesses à y puiser.

La communication, le dialogue sont deux éléments indispensables au bon développement de la relation parent-enfant.

Les respect du développement de l’enfant, la libre expression de ses émotions sont primordiale pour l’épanouissement de l’enfant.

Les limites, le respect des règles et le cadre sont absolument nécessaire aux enfants pour ne pas devenir des angoissés de première classe !

Quand le papa de mes enfants est décédé, on m’a plusieurs fois posé la question « mais c’est pas trop dur d’être à la fois la maman et le papa ? ».

Je comprends le sens de cette question mais je l’ai toujours trouvée bizarre pour être honnête.

Je ne suis pas un papa, je suis une maman ! Et ce n’est pas parce que je suis seule à assumer l’éducation de mes enfants que je dois me mettre dans la peau d’un papa pour avoir le droit de m’affirmer !

Je suis une femme et j’en reste une ! Je cherche, je tâtonne et je trouve un peu plus chaque jour mon équilibre dans ce rôle.

Peut être que le secret est d’assumer simplement notre part féminine et masculine.

Le masculin se représente globalement par le passage à l’action. C’est probablement pour cette raison que ce sont les papas qui étaient cantonnés au rôle d’autorité dans les familles.

Mais sachez mesdames, que chacune de nous à une part masculine en elle et qu’en l’exploitant, en l’autorisant à se développer nous avons une richesse insoupçonnée en nous.

Elle nous permet donc de sortir de ce rôle « mono facette » de maman toute douce et d’exprimer notre personnalité entière !

4- Apprendre à se connaître

La découverte de notre personnalité « complète », nous ouvre des portes qui peuvent s’avérer très utiles pour guider notre petite tribu.

Cela va dans le même sens que l’apprentissage de la gestion de nos émotions.

Chacun de nous ressent les mêmes émotions, femme ou homme et ce dans tous les pays du monde entier.

Nous pouvons être des super mamans toutes douces, aimantes, compréhensives et patientes et en même temps, nous fâcher très fort parce qu’on ressent de la colère face à certains comportements de nos enfants ou même de la tristesse parfois.

Et mieux, nous pouvons tout à fait exprimer cette colère ou cette tristesse parce que la goutte d’eau à fait déborder le vase et que là, c’est trooooop !

Cela ne fera pas de nous des mamans horribles, trop ci ou trop ça, ou pas assez quelque chose … ni complètement ratées voire dépressives parce qu’elles expriment leur tristesse.

Je crois que justement en tant que femme, que nous avons la possibilité de faire découvrir à nos enfants un très large panel de comportement. Cela est forcément enrichissant pour l’enfant à partir du moment où les choses sont clairement posées et expliquées bien sûr !

5- S’autoriser

Quand la coupe est pleine, autorisez vous à vous fâcher.

Vos enfants ont aussi besoin de vous voir vous affirmer et sûre de vous.

Ca peut sembler paradoxal mais l’enfant qui fait tourner sa mère en bourique à souvent juste besoin de vérifier que justement elle a la capacité d’être forte et de de s’imposer.

Utiliser la communication, l’écoute, la reformulation pose les bases de l’éducation choisie et l’affirmation de la maman dans son intégralité la renforce !

Alors ne vous culpabilisez plus et prenez votre place à part entière.

Pensez à partager vos retours en commentaires sous l’article.

Melanie
 

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