Comment gérer les « pourquoi » ?

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Il y a toujours une période par laquelle votre enfant passe et se pose beaucoup de questions.

Je n’aime pas vraiment poser une tranche d’âge précise parce que je constate que chaque enfant étant unique, il aura un développement très personnel !

Ceci étant, vous allez vous voir inondés de questions à un moment ou à un autre, c’est certain.

 

Et c’est très bien, puisque cette phase montre que votre enfant s’intéresse au monde qui l’entoure. Il ouvre ses perspectives en s’ouvrant au monde !

Génial mais pas toujours reposant pour les parents !

Il y a les questions qui reviennent auxquelles vous avez répondu mille fois, les questions qui se suivent et ne s’arrêtent jamais…celles auxquelles vous ne savez pas trop quoi répondre, les questions dont vous ignorez la réponse et aussi celles qui dérangent.

 

Voici quelques pistes pour vous aidez à vous en sortir dans cette période de questionnement tout en restant connecté à votre enfant.

 

1- Se rendre disponible

 

 

Cette période est importante pour votre enfant et il a besoin de vos réponses pour se construire.

Plus vous vous rendrez disponible afin de lui répondre, plus il se familiarisera avec son entourage et avancera dans son monde avec confiance.

 

Je vous invite donc à prendre au sérieux les questionnements de votre enfant et à lui répondre consciemment et non vite fait bien fait sans même vous rendre compte de l’importance de vos réponses pour lui !

 

Cela dit, il est tout à fait normal que vous ressentiez un raz-le-bol au bout d’un moment…ou même de plusieurs moments !

Dans ce cas, je vous suggère d’expliquer simplement à votre enfant que là tout de suite, maintenant, vous n’êtes pas disponible pour répondre à son catalogue de questions et de définir ensemble un autre moment auquel vous vous mettrez à son écoute et répondrez de votre mieux.

 

2- Etre honnête

 

Une relation est un échange, essayez toujours d’envoyer un message à votre enfant comme celui que vous aimeriez recevoir.

Soyez honnête dans vos réponses, dites la vérité.

 

 

N’ayez pas peur que votre enfant soit « trop » jeune ou « pas assez » grand…

La vision du monde de votre enfant n’est pas la votre.

 

La plupart du temps, votre enfant se contentera d’une réponse simple et ne posera pas plus de questions !

Vos réponses seront « bues » par votre enfant alors autant l’aiguiller vers la réalité plutôt que de lui créer un univers imaginaire qui le fera tomber de plus haut plus tard.

 

3- Avouer vos limites

 

Vous ne connaissez pas la réponse à ses questions ?

Ce n’est pas grave et c’est tout à fait naturel.

 

 

Votre enfant peut vous surprendre dans ses questions et il n’y a pas de honte à avoir si vous ignorez la réponse.

Le mieux dans cette situation est d’être honnête avec lui et de lui proposer de chercher la réponse ensemble.

 

Vous donnez ainsi le droit à votre enfant de ne pas tout savoir lui non plus et vous vous rendez accessible dans l’image que votre enfant à de vous.

C’est important pour lui de ne pas avoir des parents parfaits car autrement il aura tendance à vouloir l’être lui aussi et si il place sa barre trop haute, il sera sans cesse déçu de lui même et ne pourra pas développer sa confiance en lui.

La confiance en soi est l’une des acquisitions les plus précieuses, selon moi, pour réaliser ses rêves.

Il en est de même pour vous : votre rôle de parent ne veut pas dire que vous êtes infaillible, alors autorisez-vous à ne pas savoir ! C’est ok.

 

4- Les questions qui reviennent

 

 

Il se peut que votre enfant vous pose à plusieurs reprises la ou les mêmes questions.

Parfois, il aura peut être oublié la réponse et d’autre fois il aura besoin de la vérifier.

 

Si vous vous sentez submergés par la répétition, vous pouvez tout à fait renvoyer la question à votre enfant : « qu’est ce que tu répondrais toi ? » 

De cette façon, vous faites travailler sa mémoire et vous pouvez voir si votre enfant à compris, s’il a besoin de vérifier ou s’il a réellement oublié !

 

5- Les questions qui dérangent

 

Dans notre société il y a des sujets qui restent très tabou et notamment entre un adulte et un enfant.

Par exemple : la maladie, la mort, le handicap…

Les enfants se posent naturellement des questions à ce sujet et se tournent vers vous pour avoir des réponses.

 

 

Il est important de garder à l’esprit qu’en gardant un sujet « secret », en refusant d’en parler, vous risquez de développer une angoisse, une peur chez votre enfant.

Alors il est préférable d’aborder véritablement TOUS les sujets dont ils ont besoin de parler.

 

Si l’un d’eux vous met en difficulté, n’hésitez pas à avoir recours aux livres.

Empruntez un livre à la bibliothèque, achetez en un et expliquez à votre enfant que vous ne savez pas très bien comment lui répondre alors vous avez choisit de le faire à travers ce livre.

Au cours de la lecture, votre enfant vous posera des questions et vous pourrez lui répondre en toute franchise. Vous serez épatés par la manière dont votre enfant réagit.

 

L’enfant n’a absolument pas le même affect que vous par rapport à la mort, la maladie ou le handicap parce qu’il n’a tout simplement pas votre expérience.

 

 

Vous n’allez pas le rendre triste, au contraire, vous avez la possibilité de lui expliquer ces situations qui font parties de la vie et de le rassurer.

Si votre enfant vous parle de l’un de ces sujets, il vous offre la chance de pouvoir le rassurer plutôt que de s’imaginer tout un tas de choses affreuses qu’il garderait pour lui et risquerait de développer des peurs.

 

Si vous avez traversé cette période des « Pourquoi » avec votre enfant, je vous invite à partager vos questions, vos difficultés ou juste vos prises de conscience en commentaire sous l’article maintenant.

Melanie
 

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