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Pour aller plus loin et gérer la colère de l’enfant

Vous avez envie d’en savoir un peu plus sur LA COLÈRE ?

Je vous propose d’approfondir le sujet pour vous permettre de comprendre le mécanisme de la colère et mieux l’apprivoiser au quotidien.

Voici le menu du jour :

A- Définition de cette émotion

B – Le vocabulaire pour exprimer sainement la colère et accompagner son enfant

C – Les méthodes 100% naturelles pour ne garder que des colères SAINES

D – Bonus

A- Définition

La colère appartient à la famille des émotions que ressent tout être humain, quelle que soit son origine, sa couleur ou sa religion.

Comme toute émotion, elle est donc passagère, voire assez furtive puisqu’elle ne dure en moyenne que quelques secondes.

Elle se caractérise par une tension puis une décharge qui lui sont spécifiques.

Ce que vous pouvez ressentir suite à la colère est un sentiment différent qui suit l’émotion de colère.

Il peut s’agir de ressentiment, de crispation, d’énervement, de nervosité…

La colère dite « saine », est celle qui exprime un besoin non satisfait et demande réparation.

B – Vocabulaire

Lors d’une colère saine, le simple fait de mettre des mots sur le ou les besoins non satisfaits, suffit à apaiser la tension et accompagne la décharge émotionnelle.

La colère passe rapidement et ne laisse aucune trace !

Le corps se détend et on se sent mieux.

Pour bien formuler son besoin, il est nécessaire de développer son vocabulaire émotionnel.

Tout s’apprend, pas d’inquiétude !

Voici une liste de quelques sentiments ressentis lors d’une colère. Je reste focus ici sur la colère de l’enfant et je relie les sentiments à des besoins pour vous permettre de guider au mieux vos enfants.

             Sentiments

                              Besoins

  Frustration

   Sens – Signification – Compréhension – Clarté

  Injustice

       Justice – Soutien – Sécurité affective

  Blessure – Dévalorisation

                Respect – Reconnaissance

  Tension accumulée

      Défoulement – Jeux – Ressourcement

  Fatigue

                           Repos – Détente

Accompagner l’enfant à exprimer sa colère signifie mettre des mots pour lui (attention rien d’imposer, juste des propositions car seul l’enfant sait ce qu’il ressent).

Ainsi, en fonction de l’âge de l’enfant, voici ce que vous faire :

    • En relation avec un bébé : de votre voix la plus bienveillante et douce que possible sur le moment !

« Oh, quand je te vois pleurer de cette façon, il me semble que tu es fatigué mon amour, je te propose de t’aider à t’endormir »

« J’ai l’impression que tu te sens frustré de ne pas pourvoir attraper cet objet qui te plait tant »

Vous proposez à votre bébé ce que vous pensez mais laissez toujours la porte ouverte parce qu’il se peut que vous vous trompiez.

    • En relation avec un enfant qui sait parler et la même voix bien sûr, dans la mesure du possible.

« Ok, je vois que tu es colère » , « non, pas du tout, je suis fâché ! », « peut être que tu trouves que ce n’est pas juste … c’est ça ? »

Il s’agit toujours de faire des suppositions et de laisser l’enfant choisir. Quand il sait parler, c’est plus simple car il peut confirmer ou non vos dires.

Il se peut que malgré vos efforts, votre enfant réfute toutes vos propositions. C’est ok, pas de soucis. Vous avez peut être mis le doigt sur le bon besoin mais votre enfant préfère garder le secret.

  • Lorsque votre enfant sera habitué et un peu plus grand, vers 7 ans environ, il vous surprendra à exprimer spontanément ses besoins et à traverser ses colères de façon saine.

C’est gagné ! Bravo !

C – Méthodes 100% naturelles pour apaiser les colères

Je suis infirmière de formation et pourtant je préfère limiter au maximum la consommation de produits médicamenteux.

Je m’intéresse beaucoup à l’utilisation des huiles essentielles dans mon quotidien et je constate chaque jour leur grande efficacité.

Etant respectueuses de notre corps dans son intégralité, à condition de respecter certaines précautions, je vous invite à y avoir recours sans hésiter !

Voici ce que je vous propose en cas de grosse colère :

  • De 0 à 3 ans : utilisez de l’eau florale (EF) d’oranger que vous pouvez déposer directement sur le doudou (ou sur l’oreiller pour s’endormir) qui consolera votre petit en plus des bas de maman bien sûr.
  • De 3 à 7 ans : plusieurs possibilités :
    • 1) Diffusez 10 gouttes d’Huile Essentielle (HE) de petit-grain bigarade + 4 gouttes d’HE de lavande vraie 3 minutes dans la chambre de votre enfant, le soir, hors de sa présence.

Il est indispensable de bien aérer la chambre quotidiennement au moins 15 minutes si vous utilisez des HE en diffusion pour ne pas saturer l’air et le renouveler correctement.

                   2) Dans le bain, ajouter la préparation suivante : 20cl de savon liquide neutre + 3 gouttes d’HE de Marjolaine à coquilles.

Bien mélanger.

                     3) Massez votre enfant (après un bon bain) avec 3 gouttes de lavande vraie + 3 gouttes de petit-grain bigarade + 1 cuillerée à soupe d’Huile Vierge (HV) d’amande douce ou de noyaux d’abricot.

Verser 8 gouttes environ du mélange sur la colonne vertébrale ou sur le plexus solaire de votre enfant puis masser dans le sens des aiguilles d’une montre pendant quelques minutes.

D –  Bonus : qu’est ce qu’une colère « pas saine » et comment la transformer ?

  • Une colère qui n’est pas saine est une colère dans l’expression de laquelle on retrouve de la violence physique et/ou verbale.
  • Quand la tension est à son comble, la décharge de cette colère se traduit par une envie de taper, ce qui est utile pour se recentrer dans ces cas là.

Il est tout à fait possible de créer des objets qui serviront à cela : un gros coussin, de grosses serviettes enroulées telles des boudins, un ballon de foot, une balle de tennis, des magazines à déchirer aussi peuvent faire l’affaire.

N’hésitez pas à crier en déchargeant cette colère : la colère est toujours mieux dehors qu’à l’intérieur de votre corps !

C’est pour cette raison, qu’il est nécessaire de prendre son mal en patience face à la colère de votre enfant et de le laisser s’exprimer pleinement même si vos oreilles en prennent un coup !

Dites vous qu’il vaut mieux qu’il laisse sortir toute cette colère plutôt qu’elle s’entasse au fond de lui … et ressorte sous une autre forme forme un autre jour !

  • Elle est souvent le signe de colères anciennes non dites, refoulées ou frustrées bref « non saines ».

Il est absolument nécessaire d’apprendre à exprimer sa colère avec des mots adaptés afin de ne pas en venir à la violence.

Si tel est déjà le cas, pour la plupart d’entre nous, nous avons été élevés en refoulement notre colère et non en l’exprimant, il n’est jamais trop tard pour apprendre à gérer ces colères de façon saines dès aujourd’hui.

Et même si vous êtes maladroit(e) au début, ce n’est pas grave, c’est comme ça que vous apprendrez et guiderez vos enfants vers une meilleure gestion de leurs émotions.

D’ailleurs, vous n’aurez pas toujours besoin de taper et de crier car c’est votre capacité d’exprimer qui est importante. A partir du moment où celle-ci est restaurée, vos colères « non saines » vont devenir exceptionnelles.

Quand plus rien ne fait obstacle à l’expression d’une émotion, elle passe rapidement.

D’où l’importance de guider vos enfants dans ce sens.

J’espère que ce complément d’information vous aura était utile.

N’hésitez pas à me laisser vos impressions et questions en commentaires sous l’article de la colère.

A bientôt,

Mélanie

 www.harmonie-familiale.fr