Pourquoi vous n’arrivez pas à calmer vos enfants ?

Vous faites certainement partis des parents qui mettent une partie de leur énergie dans le bon déroulement de la vie familiale.

Vous cultivez votre bienveillance au quotidien, votre patience, votre calme.

Vous vous réveillez chaque matin, plein(e) d’une nouvelle énergie, les batteries bien chargées (plus ou moins selon la nuit passée…), en tout cas motivé(e) et dans une démarche de persévérance j’en suis sûre, pour donner aujourd’hui, à nouveau, le meilleur de vous même !

Vous passez des journées extra, encourageantes, dans lesquelles vous voyez vos efforts, vos actions, porter leurs fruits à travers vos enfants.

Et puis d’autres…ABOMINABLES !!!!

J’ai constaté cela aussi dans mon quotidien !

Au début, je me suis sentie découragée dans ces moments là !

Impossible de maîtriser la situation, les enfants enchaînent les « bêtises », ils écoutent de façon très sélective ce que je demande, ils refusent toute coopération…

De mon côté, je sens que je me dirige lentement mais sûrement vers la limite de ma patience !

Je crains le débordement d’une minute à l’autre.

J’essaye de mettre des mots sur ce que je ressens, je respire profondément, je me mets à l’écart 5 minutes pour rebooster mon énergie … bref, je tente de m’en sortir en restant bienveillante avec mes enfants ET moi même !

Quand la journée se termine enfin, je suis à PLAT !

J’ai l’impression d’avoir fait un tournoi de boxe toute la journée !

Je me sens vidée et toujours découragée.

Et puis, bien sûr, je ressens un peu de culpabilité aussi sinon ce n’est pas drôle !

« J’ai peut être été un peu trop dure avec les enfants ? » : j’ai entendu 1 million de fois « non » aujourd’hui mais je me sens quand même coupable d’avoir été « trop dure » ! 

Je cherche à comprendre ce que je pourrai améliorer pour ne plus jamais vivre des journées comme celles-ci et je comprends !

Un copain me téléphone ce soir là et nous échangeons des nouvelles de chacune de nos tribus.

En l’écoutant et en lui racontant ma journée difficile, je comprends qu’en fait, le déroulement des événements ne dépends pas forcément de moi, ni de quelque chose que je pourrai améliorer : en réalité, il existe des moments dans l’année, où les enfants sont particulièrement surexcités !

Et nous, parents bienveillants et courageux que nous sommes, nous n’y pouvons rien !

Voici une petite liste de ces périodes que j’ai constatée chez moi et dans mon entourage :

  • Lors de la rentrée des classes : cette période où votre enfant peut être complètement différent de d’habitude peut s’étaler de quelques jours avant la reprise de l’école à quelques jours après.
  • Le moment des vacances : là aussi, le moment « sensible peut s’étaler les premiers jours de vacances.
  • A la fin des vacances évidemment !
  • Pendant les périodes de fêtes de fin d’année.
  • Quand leur anniversaire approche.
  • D’une façon plus générale, à chaque changement de rythme.

Au cours de ces différents périodes, l’enfant est soumis à de multiples émotions, des sentiments parfois nouveaux le traversent.

Il est encore difficile pour lui de mettre le doigt dessus et encore plus d’y mettre des mots.

Alors c’est souvent par les gestes et le comportement que l’enfant l’exprime.

Ca ne fait pas de nous, des parents « nuls, qui ont tout rater dans l’éducation ! » 

Dans ces moments là, notre rôle de parent se résume, selon moi :

  • A rester ancré(e) et toujours faire respecter nos limites avec autant de bienveillance que nous pouvons à ce moment là.
  • Respecter et accepter le besoin de notre enfant de se faire entendre : l’aimer inconditionnellement.
  • Rester solide face à ces journées pour permettre à notre enfant de pouvoir s’exprimer librement sans peur de nous détruire.

( « solide » ne veut pas dire pour moi ne pas pleurer ou ne pas exprimer de tristesse face au comportement de l’enfant, cela veut dire « rester confiant(e) »)

  • Faire preuve d’imagination pour ne pas se laisser emporter dans un cercle vicieux de provocations ou autres comportements induisants le conflit.
  • En résumé, rester un adulte stable auquel l’enfant peut s’opposer pour passer ce moment qui le gêne, le déstabilise.

Restez patient et positif(ve) et ce moment de tempête devrait passer aussi subitement qu’il est arrivé !

Un conseil que j’ai retenu de cette expérience : lorsque votre enfant change de comportement subitement, pensez à sonder dans votre entourage les enfants des autres pour voir s’il ne s’agit pas tout simplement d’une période générale de surexcitation !!!!!

Melanie
 

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