Le processus pour maitriser notre colère

La colère est une énergie, c’est une force qui peut être vraiment très puissante.

Cette puissance nous effraie quelque fois, bien souvent, parce qu’en réalité, on ne sait pas vraiment la maitriser !

La colère a très mauvaise réputation justement parce qu’elle nous fait peur et surtout parce que personne ne nous a appris à la gérer.

La gérer c’est parvenir à la dépasser, la traverser sans dégâts, sans faire de mal ni à soi, ni aux autres. Sans ressentir de la culpabilité suite à son passage parce qu’on n’a pas réussi à adopter le comportement qui nous rend fière de nous.

Pour réussir à la maitriser, j’ai compris qu’il était nécessaire de passer par trois niveaux.

1 – Comprendre le fonctionnement de la colère

La colère est une énergie qui peut avoir une intensité variable, d’une personne à une autre et d’un moment à l’autre. Elle peut s’exprimer de mille et une façon mais a un fonctionnement unique.

Elle suit toujours le même chemin, chez tout le monde.

a) Le stimulus

 Il y a d’abord un stimulus qui va être le facteur déclenchant de la colère.

Il peut s’agir d’un comportement de ton enfant, d’un mot qu’il dit, d’un geste qu’il a …

Le stimulus est vraiment le point de départ de ta colère et peut être très variable d’une personne à l’autre.

b) La réaction physiologique

Ensuite, la réaction physiologique, c’est à dire ce qu’il se passe dans notre corps.

De façon automatique, en réponse à un stimulus qui t’est personnel et varie d’une personne à l’autre, ton cerveau va envoyer le message à l’ensemble de ton corps que ce que tu viens de voir ou d’entendre ne te plait pas du tout !

Suite à quoi, ton corps va mettre en place un certain mécanisme : tension de tes muscles, de l’ensemble de ton corps, sensation de boule au ventre, messages mentaux…

c) Le passage à l’action

Puis de façon inévitable, il y a le passage à l’action.

Une énergie est une force qui a besoin de se libérer, de sortir ! Le corps ayant subi une tension physique a besoin de ce passage à l’action. Et c’est souvent celui-ci que nous avons du mal à maitriser et qui nous fait nous sentir coupable, honteuse.

Il peut s’agir de cris, de gestes violents, de paroles blessantes ou que l’on n’arrive plus à arrêter.

Il est important de comprendre, au delà de ce processus que lorsque l’on sent la colère arriver et monter en nous, ce n’est jamais au sujet de notre enfant mais bien en lien avec nous directement. 

Quand nous nous sentons énervées, c’est uniquement parce qu’on est en train de se raconter une histoire à propos d’une situation et que cette histoire tourne en boucle dans notre tête jusqu’à nous faire croire qu’elle est vraie ! 

Exemple

Nous demandons à notre enfant de venir mettre la table et il ne vient pas après quelques minutes. Nous le rappelons et il nous affirme qu’il arrive. Sauf qu’il n’est toujours pas là. Le repas que nous sommes en train de préparer est bientôt prêt et la table toujours pas mise. 

Nous allons nous raconter que notre enfant se moque de nous, qu’il nous fait croire qu’il vient alors qu’en réalité il continue son activité. Alors la colère monte et on pousse encore notre histoire en nous disant que décidément on ne pas jamais compter sur lui ! 

Si on comprend qu’il s’agit là d’une histoire que l’on se raconte, certes le résultat par rapport à la table sera le même mais notre ressenti va pouvoir être modifié et nous aurons alors la possibilité de mettre en place une action adaptée sans laisser éclater notre colère.

Peut-être exprimer notre mécontentement vis à vis de l’attitude de notre enfant mais sans perdre la maitrise de nos émotions.

Ou bien mettre en place une conséquences logiques adaptée à la situation : pour en savoir plus sur les conséquences logiques, clique sur le lien suivant.

2 – Ressentir et apaiser sa colère

a) Apprendre à ressentir notre colère

Lorsque l’on se connait suffisamment pour savoir que la colère nous envahit au point de nous dominer, il y a des choses à faire.

La première est de comprendre le porcessus de la colère. La compréhension d’un mécanisme nous permet de mieux pouvoir le gérer et donc de mieux nous maitriser.

La seconde est de se fixer un objectif réalisable : du jour au lendemain, vouloir ne plus jamais se laisser dominer par la colère peut être un peu radical et trop élevé ! Ce qui est possible est de commencer par se dire que l’on va maitriser notre réaction au moins une fois sur deux ou sur trois selon le nombre de fois où ça arrive.

Le fait de se fixer un objectif réalisable évite un excès de culpabilité lorsqu’on y arrive pas et permet de garder sa motivation.

Ainsi, la troisième chose importante va être d’apprendre à reconnaitre les signes précurseurs de la colère pour nous. Il peut s’agir :

  • de l’accélération des battements du coeur, 
  • De l’arrivée d’un flot de pensées négatives,
  • Du corps qui se raidit,
  • D’une douleur au niveau des épaules,
  • D’une agitation…

Pour découvrir les signes qui nous concernent, il est nécessaire de s’observer et peut-être de les noter. Cette étape est importante car elle va être le point de départ de notre maitrise.

Lorsque nous ressentirons désormais l’un de ces signes, on saura que la colère arrive et donc on pourra mettre en place notre stratégie d’apaisement immédiatement afin de garder le contrôle.

Autant être dans le contrôle tout le temps et de tout peut-être pesant, autant apprendre à contrôler ses énergie et en particulier celle de la colère est salvateur et apaisant.

lumière

b) Apaiser sa colère

Il existe de nombreux moyens d’apaiser sa colère et il va être bon ici aussi d’apprendre ceux qui nous font plaisir et surtout qui sont efficaces pour nous.

Il y a deux alternatives : trouver le ou les moyens qui nous apaisent sur le moment et trouver ce qu’il est possible d’intégrer pleinement à notre quotidien afin de réduire notre stress et donc de favoriser notre détente.

Pratiques quotidiennes

En cultivant chaque jour un état d’esprit apaisé et serein, les risques de se laisser dominer par la colère lorsqu’elle pointe le bout de son nez vont s’amoindrir.

Voici quelques pratiques que j’ai expérimentées et qui ont fait leurs preuves : 

  • Pratiquer la cohérence cardiaque : il s’agit d’un exercice respiratoire qui se pratique par cycles de 5 minutes et peut être répété plusieurs fois dans la journée si besoin. De nombreuses vidéos sont disponibles gratuitement en ligne pour nous guider dans cette pratique au quotidien. Choisir le moment qui nous convient pour intégrer cette pratique à notre agenda.
  • Pratiquer un art martial ou du yoga : ces pratiques favorisent la concentration, la maitrise de son corps et le recentrage. Ainsi elles vont grandement contribuer à notre apprentissage en matière de sérénité. Ces pratiques peuvent se faire en salle avec un ou une professeur(e) ou bien en ligne. Ici aussi des choses sont disponibles gratuitement.
  • Pratiquer un sport de son choix : l’idée est de toujours allier le plaisir à la pratique. Plein air ou intérieur, doux ou plus intense, le choix est grand. Une chose est sûre, la pratique régulière d’un sport contribue non seulement au maintien d’un bon état de santé mais également à l’apaisement de l’ensemble de notre corps grâce à la sécrétion d’hormones.
  • Aménager au quotidien un temps de pause dédié entièrement à nous faire plaisir : il peut s’agir d’un quart d’heure de lecture, d’un moment de détente dans son bain, de l’écoute de ses chansons préférées en faisant un bon repas si la cuisine est une pratique qui nous plait, d’un temps d’écriture… Le fait de prendre du temps pour soi chaque jour est bénéfique à 100% pour développer notre sérénité. On n’a jamais trop de plaisir dans notre quotidien !
  • La pratique d’autres exercices de respirations inspirés de pratiques de yoga ou encore l’EFT, le Tapping peuvent être aussi envisagés.

Cette liste est non exhaustive mais donne quelques pistes.

L’idée va être de trouve ce qui plait à chacune d’entre nous, en sachant que les pratiques peuvent bien sûr être combinées et de les intégrer pleinement à son quotidien.

Prendre un moment pour se poser face à son planning quotidien et déterminer un ou plusieurs moments propices à cette pratique est essentiel pour les faire durer dans le temps. Ici aussi, il vaut mieux se fixer un objectif réalisable que de vouloir révolutionner son agenda et finalement de ne rien faire au bout de 3 jours !

Pratiques immédiates

Ensuite, nous allons pouvoir déterminer l’action qui nous convient le mieux au moment « T », c’est à dire lorsque l’on sent la colère nous envahir. Ces mêmes pratiques peuvent tout à fait être utilisées de façon ponctuelle en plus de leur pratique quotidienne.

L’objectif est encore une fois est de trouver celle(s) qui nous convient et qui fait son effet.

Je me suis longtemps arrêter ici dans la gestion de mes colères en cultivant toujours l’indulgence envers moi même les fois où je ne parvenais pas à atteindre mon objectif mais j’ai découvert il y a quelques temps qu’il me manquait quelque chose.

Lorsque l’on a acquis une bonne compréhension de cette énergie, que l’on a mis en place de choses au quotidien pour nous apaiser et que l’on se connait assez pour savoir les alternatives efficaces pour nous pour faire descendre la colère, il reste une étape indispensable à réaliser afin d’éviter la récidive perpétuelle de nos déclenchements de colère.

J’ai détaillé cette étape dans une Masterclass que j’ai enregistrée et à laquelle tu peux avoir accès en suivant ce lien.

S’astreindre à ces pratiques dans notre quotidien est une belle façon de prendre soin de nous, de s’occuper de ce qui se passe à l’intérieur de nous afin de devenir une femme de plus en plus inspirante et une maman puissante dans la maitrise de ses émotions. C’est un peu une sorte d’hygiène de vie que nous pouvons adopter afin d’accompagner au mieux nos enfants au quotidien et de cultiver l’harmonie dans nos relations.

Melanie
 

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