Comment éviter le conflit ?

J’ai envie de partager avec vous une situation que j’ai vécu avec mes enfants.

Je suis la première à mettre en oeuvre ce que je tente de vous transmettre à travers mes différents articles et il m’arrive cependant, de me retrouver face à un mur dans certaines situations.

Comme je le dis souvent, il est important de savoir évoluer en permanence et de s’adapter à ces nouvelles situations en restant aligné avec ses valeurs et besoins.

C’est ce que j’ai tenté de faire ici et qui m’a amenée à choisir la « retraite » plutôt que le conflit.

 

Je vous raconte :

C’était un samedi, mes enfants étaient donc à la maison avec moi. La journée touchait à sa fin, il faisait un temps superbe et mes garçons jouaient ensemble de leur côté, dans le jardin.

Réjouie de cette opportunité ( il y a quelques mois encore, du fait de l’âge de mes enfants et de mon manque d’actions pour trouver la douceur dans mon foyer, il était impensable que je puisse faire quoi que ce soit pour moi quand mes enfants étaient à la maison), j’en profite pour prendre du temps pour moi.

Tout semble bien se passer, je les entends jouer mais pas de bagarres, pas de cris. Chouette !

Le moment de la douche arrivant, je termine mon activité et je vais à la rencontre de mes enfants pour leur proposer de ranger leurs jouets et de se préparer à aller prendre leur douche.

 

 

Et là, je constate les dégâts ! Ces deux petits filous avaient mis de la terre partout sur la terrasse et ils étaient montés sur les rebords des fenêtres laissant derrière eux de jolies traces marrons sur la façade !

Grosse erreur de ma part, j’avais oublié de préciser les limites !

Mon besoin de propreté n’étant pas respecté du tout, je sens la colère monter à l’intérieur de moi.

Pourquoi faut-il que lorsque j’ai enfin du temps pour moi, mes enfants adoptent des comportements qui m’énervent ???

 

Première étape : LA RESPIRATION Mélanie !

Je respire un grand coup et qu’à cela ne tienne, ils vont nettoyer leur chef d’oeuvre !

Après leur avoir exprimé mon mécontentement, je leur fourni donc le nécessaire pour REPARER les dégâts qu’ils ont fait. Brosse, éponge et bassine d’eau, les voilà équipés !

Mais ce n’est pas tout. Ces petits chenapans avaient l’âme joueuse ce jour là.

Je rentre tenter de retrouver mon calme et rester dans la bienveillance quand je les vois, après 30 secondes de nettoyage, en train de se livrer à une bataille d’éponge contre brosse !!

Là, s’en est trop ! Je suis furieuse. Je laisse ma colère s’exprimer. J’ai forcément l’impression qu’ils se foutent de moi.

 

En réalité, je me sens bafouée dans mon besoin de respect et de confiance.

Je me sens tiraillée entre ma colère « mais pourquoi ils font des trucs pareils ? » et mon intention d’être un modèle pour eux. Bon, j’ai un peu raté en laissant ma colère éclater mais j’arrive à me ressaisir et là je me dis : « bon, qu’est ce que je fais maintenant ? »

Je me retrouve à devoir nettoyer la terrasse et la façade alors que la journée se termine et que je n’ai pas du tout envie.

Je ne veux pas les laisser jouer tranquillement pendant ce temps, ce serait injuste !

Je ne souhaite pas les punir et m’éloigner de mes valeurs en laissant la colère prendre le dessus.

Je n’ai pas de relais possible sous la main.

 

Alors je choisis de me retirer…pour me calmer et me recentrer.

Je décide de leur faire la tête ! Je choisis de ne plus entrer en contact avec eux pour le moment. J’ai pensé, à ce moment là, qu’il valait mieux pas de communication du tout plutôt qu’un conflit largement amplifié par la colère.

Ce soir là, j’ai choisi de les laisser manger seuls : j’avais préparé leur repas, et je les ai laissé se débrouiller. J’avais peur de dire des choses blessantes pour eux, d’utiliser mon autorité de parent contre eux.

 

 

Le truc, c’est qu’à deux, même si quelque part ma réaction devait les marquer, ils ont pu jouer et se soutenir. Du coup, il fallu que l’heure du coucher arrive pour qu’ils viennent me voir et me présentent leur plus belle bouille pour avoir leurs bisous et câlin du soir.

La pression étant redescendue de mon côté et comme j’aime que chacun s’endorme le coeur léger, je suis allée leur faire leur câlin … après leur avoir rappelé mon désaccord sur leur comportement bien sûr !

 

Voilà comment je me suis retrouvée à faire la tête à mes enfants.

Est ce que j’ai bien fait ou non ? C’est une question de point de vue sans doute.

Pour ma part, je suis satisfaite d’être restée alignée avec ce qui est important pour moi et de ne pas être rentrée dans une rage folle qui m’aurait faire perdre les pédales ou punir mes enfants de façon autoritaire.

Je parviens à garder à l’esprit que leur intention n’était absolument pas de me nuire. Ils jouaient !

J’ai pris, comme j’ai pu, la responsabilité de mes émotions (ici ma colère), et j’ai opté pour une solution pacifiste.

Résultat tout le monde s’est endormi sereinement, sur un pied d’égalité et jusqu’à présent, ma façade reste blanche !

Melanie
 

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